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lundi 13 juillet 2009

UMP/PS :


Voilà les paroles intégrales de la chanson du rappeur Orelsan qui s'est vu interdire de festival par madame Ségolène Royal. Voilà le rappeur qui s'est vu récupéré politiquement par l'UMP, trop heureux, afin de défendre la liberté d'expression; Voilà maintenant vous pouvez juger : autodafé sur la place publique ou simple buzz politique?

Un élu peut-il faire pression via les subventions pour défendre des valeurs morales? J'ai des doutes, surtout quand il s'agit de Ségolène Royal qui m'avait déjà empêchée quand j'étais petite de regarder la fin des épisodes de Ken le Survivant au club Dorothée. Je suis contre la censure. Si les paroles de cette chanson (affligeantes au demeurant) sont choquantes et dégradantes pour les femmes, il existe des actions en justice dans ce pays.

Maintenant, les réactions de Frédéric Lefevre sont à pleurer: un simple "Sarko, je te vois" ou un " hou la menteuse" à l'encontre de Nadine Morano ont déclenché les foudres de la justice : qui vient me parler de tolérance et de liberté d'expression??? l'UMP!
Le ridicule ne tue pas, mais il achève.





ORELSAN ''SALE P*TE''

Intro

Attend bouge pas j ai un mail d orel j te rappel
Ce soir j suis rentré de la taffe plus tôt que d habitude
Je suis passé chez toi pour te faire une surprise
Quand j suis arrive tu était dans ton hall avec l autre type qui est en cours avec toi
Et j vous ai vu …..
J vous ai vue vous jeté sur l autre il passait les mains sous ton pull pendant que tu l embrassais
Putain j avais envie de vous tue j était choque j croyait que tu était différente des autre pétasse
J te déteste j te hais



J déteste les petites putes genre Paris Hilton les meuf qui suce des queues de la taille de celle de ''Lexington''
Tes juste bonne a te faire Peter le rectum même si tu disait des truc intelligent t aurai l air conne
J te déteste j veut que tu crevé lentement j veut qu tombe enceinte et qu tu perde l enfant
Les histoires d amour ça commence bien ça fini mal
Avant j t aimais maintenant j rêve de voir imprimer de mes empreinte digital
Tu es juste une putain d avaleuse de sabre un sale catin
Un sale tapin tout ces mots doux c était que du baratin
On s tenait par la main on s enlaçais on s embrassait
On verra comment tu fais la belle avec une jambe casser
On verra comment tu suces quand j te boiterais la mâchoire
Tes juste une truie tu mérite ta place a l abattoir
T es juste un démon déguise en femme j veut te voir briser en larme
J veut t voir rendre l âme j veut te voir retourner brûler dans le flammes




Refrain x2

Poupée j t aimais mais tu ma tromper
Tu ma tromper tu la pomper tu es juste une sale pute
Une sale pute une sale pute une sale pute une sale pute



J déteste les sale traîner comme Marjolaine
Les petite chienne les chichiteuse les fille a problème
J rêve de la pénétrer pour lui déchire l abdomen
J t emmènerai a l hôtel j te ferai tourne dans ma villa romaine
Tu suce pour des liquide tu te casse a marre basse
Pétasse tu mériterai seulement d attraper le DAS
Les seul liquide que j t ai donner c mon sperme
Si j te casse un bras considère qu on c quitte en bon terme
J t aime j ai la haine j te souhaite tout les malheur du monde
J veut que tu sente la chaleur du bombe j veut plus jamais que tu me trompe
J était trop fidèle (sale pute)
J ai le nerf en pelote (sale pute)
J vais te mettre en cloque (sale pute)
Et t avorter a l opinel

''Ho mais c est de ta faute t était jamais la pour moi''

Ho j m en bas les couille c était de la faute a qui
J te collerai contre un radiateur en te chantant ''toast aqui''
J veut qu tu pleure tout les soir quand tu t endors
Parce que t es du même aquabie que la pute qu a ouvert la boite de pandore


Refrain x2

J ai la haine j rêve de te voir souffrir
J ai la haine j rêve de te voir souffrir baby
J ai la haine j rêve de te voir souffrir
J ai la haine j rêve de te voir suffire baby

jeudi 2 juillet 2009

Un autre regard sur la Chine




Je vous invite à découvrir le travail de Lucas Schifres, qui a eu la gentillesse de mettre en ligne son expo photo "Tender China".

Installé en Chine depuis 5 ans, il a notamment réalisé plusieurs reportages sur la révolte des Tibétains ou l'immigration clandestine à la frontière sino/nord-coréenne.












mardi 30 juin 2009

Un rendez-vous à ne pas manquer

  • Lettre ouverte de Joseph Tual : « Nicolas, j'irai à ta convoc »

    Le diktat est simple. Le mot d'ordre est « vous êtes tous à ma botte, les têtes qui dépassent seront toutes coupées » : voilà le message de monsieur Sarkozy, dont acte !

    Tu es président de la République, ok ! Je vais à la convoc, mais après ? Tu vas me faire quoi ? Me passer au karcher ? Tu dis qu'on ne t'a pas respecté, mais Nicolas, pour cela, il faut être respectable, et d'abord respecter son prochain. François Mitterrand ou Jacques Chirac auraient pu venir même à pied de l'Elysée jusqu'à France Télévisions, seuls ou accompagnés de deux ou trois gardes du corps. Crois-moi, personne ne leur aurait manqué de respect ni importunés.

    Ils seraient rentrés à France Télévisions sans difficultés, tranquillement. Etre président de la République en France, visiblement, ne consiste pas uniquement qu'à être élu. Il faut savoir occuper la fonction, avoir de la hauteur, altitude et attitude que le poste impose. Pour tout cela, dans ton cas, Nicolas, il faudra, je le crains, pour nous citoyens français, attendre encore, et longtemps.

    Je suis Joseph Tual, carte de presse 60 128

    Ceci dit, de nombreuses personnes parmi mes proches, me demandent de t'expliquer qui je suis, moi, Joseph Tual, carte de presse 60128, et ce, probablement, pour que tu puisses mieux évaluer le problème, et logiquement, demander poliment, Nicolas, aux personnes en charge du scénario de ce mauvais feuilleton d'y mettre un terme.

    Je suis arrivé à France 3 en 1987. Je suis à l'époque journaliste reporter d'images, en bref un caméraman d'actualités. Politiquement, la France cohabite. Et moi, on m'envoie systématiquement, tous les jours ou presque, avenue d'Iéna, où la guerre dite des ambassades, entre la France et l'Iran, fait rage, fait sans précédent dans notre pays.

    A la baguette ? Môssieur Pasqua ! Tu sais, le gars qui voulait terroriser les terroristes ! Wahid Gorji est réfugié dans l'ambassade d'Iran. Personne ne le connaît encore, moi je l'ai filmé. Mes images ont fait le tour du monde, et un an après, rebelote : le débat du second tour de la présidentielle, Chirac-Mitterrand, tu sais « les yeux dans les yeux, je le conteste ». Les deux hommes se lancent Gorji à la figure : deux mois entiers de planque, pour une poignée de secondes à l'antenne. Il faut dire que je suis très tenace.

    Je suis né en Bretagne en 1961, j'ai couvert la fin de la guerre Iran-Irak, des deux côtés, et je me suis fais copieusement tirer dessus par tous les belligérants. J'ai filmé dans la ville d'Halabja (Kurdistan iranien), quelques jours après le terrible bombardement à l'arme chimique. Je te laisse imaginer la vision d'épouvante ! Je filme ! Des images qui informeront… Tu connais la suite, j'en suis sûr…

    Le temps des révolutions

    Pour moi, les années 1988, 1989, 1990, furent très denses sur le plan professionnel. En 1989, le bloc de l'est craque de toutes parts. Je suis à Prague pile poil au moment où Vaclav Havel prend la parole place Venceslas. Quand j'y repense, j'ai des frissons… donc plein de reportages que France 3 diffuse. Puis c'est au tour de la Roumanie de vouloir se débarrasser de son Nicolaï.

    J'arrive donc dans Bucarest le 21 décembre 1989. Gros bazar dans la ville. Ambiance de rumeurs diverses et variées, toutes dramatiques. Je suis avec mes collègues de la 5, que De Carolis n'a sûrement pas oubliés. Gibault, Dutertre et Calderon. Nous sommes devant un hôtel glauque de la banlieue à nous demander tous : « que fait-on, où va-t-on ? » Jean-Louis Calderon, avec son équipe, part pour la place de la République. Nous aussi, mais en route, nous rencontrons une colonne de chars. Leur objectif : protéger la télévision, où la révolution audiovisuelle bat son plein.

    J'ai passé la nuit dans l'immeuble de la télé roumaine. Une nuit à se faire tirer dessus sans discontinuer, où les rumeurs, là encore, allaient bon train. Je me souviens encore de l'une d'elles : « la Securitate est au quatrième étage ». Nous, on était au huitième, donc ambiance lourde genre : « plus que quatre étages et ce sont mes dernières images ». Jean-Louis Calderon et son équipe vivent la même situation à quelques encablures de nous, sur la place de la République. Mais au cours d'une manœuvre d'un char, Jean-Louis est écrasé. A la morgue, je t'assure, Nicolas, je n'en menais pas large. Tu vois, pour Jean-Louis et en mémoire de son travail, j'irai à ta convoc.

    Ensuite ce fût la Lituanie, la Lettonie, l'Estonie, des révolutions presque festives comparées aux autres. Puis vient la première guerre du Golfe. Je suis là, en Irak, avec les boucliers humains, les expats, retenus par Saddam Hussein. Puis la Jordanie, les manifs, puis le grand prix de karting à Amman, une grande et heureuse rigolade avec le grand, très grand, journaliste Paul Marchand. Pour lui, et en hommage à son travail, j'irai à ta convoc, Nicolas.

    Je pourrais te parler d'une église au Rwanda

    Je pourrais aussi te parler de l'année 1994, d'une église à Kibuyé au Rwanda. Mais je n'en ai vraiment plus le cœur. C'est dans ce pays que je pense avoir le plus psychologiquement souffert. Passons. Il y a eu des moments très durs aussi en ex-Yougoslavie, la guerre et sa barbarie. Tous ceux qui la connaissent le savent bien.

    Quinze années pleines et entières avec ma caméra pour toi, et ceux qui regardent France 3. Cette caméra qui, elle, aura eu raison de mon dos : mes vertèbres ont rendu l'âme en 2001 quelque part dans la vallée du Panchir, en Afghanistan. Exit donc la caméra. Depuis, je cause dans le poste. Problème : je cause comme je filmais. Tout près de mon sujet, au taquet, direct dedans, sans mise en scène. L'info, rien que l'info. C'est peut-être là que ça coince pour toi.

    Le journalisme dit d'investigation est devenu l'évolution logique et naturelle de mon expérience passée. Chose que personne ne conteste à France 3. L'affaire Ben Barka, que je connais bien, a visiblement du mal à passer chez toi. Je n'aurais peut-être pas dû informer le public de France 3 que le juge en charge du dossier avait signé cinq mandats d'arrêts internationaux contre d'éminents représentants de la haute hiérarchie sécuritaire marocaine.

    Des personnes que tu as saluées. Oui, je sais, cela coïncidait avec ta première visite d'Etat au Maroc en tant que président de la République. Et je me rends bien compte que Mohammed VI et ses copains n'ont pas été très sympas, du coup, avec toi et ta délégation. C'était le 22 octobre 2007. Ah, j'oubliais, mon dirlo était dans ton charter commercial ! Faut vraiment pas lui en vouloir, il n'était pas au courant. D'ailleurs, les Alaouites lui ont réglé royalement sa note d'hôtel, sans rancune je crois.

    GAK, l'affaire Ben Barka, Robert Boulin…

    Bon, je sais aussi qu'avant tout cela, j'ai investigué dans l'affaire Guy-André Kieffer, tu sais ce journaliste disparu à Abidjan, en Côte d'Ivoire, le 16 avril 2004. Je t'ai quelque peu grillé la politesse. Tu avais gentiment reçu la famille de mon confrère le 22 août 2007. Et moi, j'en ai profité pour diffuser ce reportage où l'on voyait ce témoin qui racontait avec force détails et in situ, comment les préposés à la sécurité du clan Gbagbo, s'étaient débarrassés de Guy-André Kieffer.

    Je te passe le coup sur l'affaire Boulin, où dans mon reportage, Raymond Barre parle de l'assassinat de son ministre du Travail par le RPR, et l'affaire dite du Beach de ton ami Sassou N'Guesso, ou l'affaire Borrel, l'affaire Mecili, etc.

    Je ne vais pas non plus te remémorer un autre de mes dossiers qui d'ailleurs n'a pas encore abouti, mais que tu connais sûrement… Ah, une vieille marotte que cette histoire, qui ne demande qu'à être connue de l'ensemble de nos concitoyens. Je me demande toujours pourquoi ce monsieur, élu des Hauts-de-Seine, qui t'est si proche et si fidèle, n'est toujours pas ministre de la Justice… Je vais m'en tenir là.

    Ah j'oubliais, désolé pour la mise à l'antenne, le 18 juin dernier, du rapport Nautilus sur l'attentat de Karachi en 2002, qui tua onze de nos compatriotes. Je ne pensais pas que cela pouvait te rendre si chafouin. Je pourrais encore t'écrire des pages et des pages sur mon activité journalistique, que tu connais bien grâce à ton réseau d'oreilles. Mais je crains que cela ne lasse les autres lecteurs.

    Revenons-en au fait : je ne suis ni voleur, ni receleur

    Alors revenons-en au fait. Donc on me convoque le 2 juillet à 10 heures, pour cette histoire de cornecul dite du « Off Sarkozy à France 3 ». Tu veux me coller ça aussi ? Nicolas, je suis désolé de te le dire, je ne suis ni un voleur ni un receleur, ni un contrefacteur. La présidence de France Télévisions le sait très bien, puisque leurs enquêteurs internes ne m'ont même pas auditionné.

    Et je ne peux pas m'attribuer l'œuvre d'autrui qui, il est vrai, avait un fort coefficient informatif sur ton Toi. Désolé, c'est pas moi ! Tu auras retenu la leçon que passer à la télé, ça n'a pas que des avantages. Mais ne t'inquiète pas, je te fais confiance, tu trouveras bien autre chose pour me punir.

    Ah, j'oubliais, si je te tutoie, c'est que tu as commencé il y a bien longtemps au siège du RPR, rue de Lille, et encore en 2007 dans une cabine de maquillage de France 3. Allez, au revoir Nicolas, je tâcherai de t'envoyer des news de temps en temps.

    Bien entendu, je t'invite toi et tous ceux pour qui la liberté d'informer et la démocratie sont des notions fondamentales dans notre pays, à venir le 2 juillet, vers 9 heures, au 122-126, rue du Château des Rentiers, dans le XIIIe arrondissement, à Paris. Je crois que nous aurons des débats et des échanges fructueux quant à l'avenir de la presse libre et donc libérée, je l'espère, en France.

Les Européennes ne sont pas terminées

Le belle endormie se rappelle encore quelques semaines à notre souvenir. Le président de la commission Emmanuel Barroso n'est pas certain de réintégré son siège en octobre. En effet, loin de la coalition Vert/ADLE/PSE qui a juré sa perte, c'est une belle tambouille électorale à l'intérieur du Parti Populaire Européen (largement majoritaire) qui sera sans doute à l'origine de son débarquement forcé. On est jamais si bien servi que par ses amis.


Tout cela est bien expliqué dans l'article suivant que vous pouvez lire dans son jus sur le blog Etoile Europe.

José Manuel Barroso ne devrait pas être confirmé dans ses fonctions de président de la Commission européenne, le 15 juillet prochain, comme il l'escomptait. C'est à l'automne que les choses pourraient se décider pour l'actuel locataire du Berlaymont, probablement au lendemain des élections allemandes...

Jean Quatremer revient ainsi sur un des paradoxes de la vie politique européenne. Bien que les citoyens européens aient clairement donné à la droite une majorité relative au sein de l'hémicycle strasbourgeois, et que le Conseil, composé majoritairement de gouvernements conservateurs, ait accordé son soutien à la candidature de Barroso, ce dernier resterait tout de même tenu d'attendre les résultats d'élections nationales pour être fixé sur son sort.


Les Allemands - le plus gros contingent national au PE - entrent en effet dans une nouvelle campagne et les sociaux-démocrates (SPD) comptent capitaliser sur une bipolarisation gauche/droite (CSU) pour se refaire une santé auprès d'un électorat déboussolé par la grande coalition SPD/CDU. Effet collatéral à Bruxelles, une telle stratégie interdirait tout accord de "cogouvernance" durant l'été entre les conservateurs du PPE et la gauche européenne de la nouvelle APSD.

Martin Schultz, le patron de l'APSD, devrait donc patienter jusqu'en octobre avant de conclure un deal avec les conservateurs qui lui permettrait d'obtenir, au passage, le poste de président du Parlement européen. Certains commentateurs comme Abstentionnistes'offusquent d'une telle situation sur Coulisses de Bruxelles:"Lamentables socialistes". Mais pour Maragojipe, les sociaux-démocrates pourraient atteindre un de leurs objectifs ce faisant : couler le "navire Barroso". Selon lui, " si le vote est repoussé à octobre, le président de la Commission sera PPE mais ne sera pas Barroso. Le PPE en est secrètement soulagé et le PSE sauve la face".

Bref, la cuisine bruxelloise pourrait bien encore réserver des surprises à l'automne prochain.

lundi 29 juin 2009

Les hommes qui n'aimaient pas les femmes

Aujourd'hui je relais le blog d'un de mes copains, Jacques-Henri Strauss, sur l'emprunt national. J'aime bien son idée de loterie, on pourrait organiser ça sur M6.

La semaine a été trépidante entre la mort d'un "monstre sacré" qui a réussie à ralentir le débit Internet (chapô) et éclipser une Révolution iranienne qu'on ne voit toujours pas venir du côté du camps Démocratie. Par ailleurs, les discussions sur la burqua ont enflammé la toile, jusque chez mon ami Jegpol. Je ne résiste pas à donner mon avis: je trouve que la burqua ressemble à une prison portative pour femme et je souhaite qu'aucune femme ne soit obligée de la porter que ce soit pour plaire à un Dieu, un Homme, une Société ou un Idéal.
Plus que le vêtement en lui même, c'est son corollaire qui me hérisse : une femme qui ne porte ni voile, ni burqua, ni niquab, n'est pas digne de respect et donc dédouane les hommes des exactions qu'ils peuvent commettre sur elles. Maintenant faut-il légiférer contre le voile (plus ou moins long), je ne le pense pas.
Mais il faut ouvrir le débat sur l'intégration en France. En fait, que ce soit la burqua qui soit stigmatisée revient à considérer l'Islam en France comme un éternel problème de non-intégration. Or la position de l'Islam en France est bien plus complexe et nuancé que ces faux débats sur la taille d'un voile. Ce qui pose problème en fin de compte c'est le sentiment tenace que les femmes en voile intégral ne s'intègrent pas dans la société; pourraient-elles trouver du travail, suivre une formation, accéder à des soins médicaux prodigués par des hommes, allez à la piscine? Le concept de vivre dans une société où hommes et femmes ne peuvent vivre et se côtoyer en tout respect me dérange profondément.
Une autre question est l'âge auquel une jeune femme doit porter le voile. Si on considère que les signes religieux (tous signes, de toutes religions), en dehors des lieux de culte ne peuvent être arborés qu'à partir de la majorité, on aura fait un pas dans les débats sur le port des signes religieux dans les établissements scolaires.
Affronter les débats de sociétés (qui par essence ne sont pas laïques, au contraire de la République) au Parlement, ce serait rendre enfin cette institution son véritable rôle. Pour cela il faudrait que les deux chambres servent à autre chose qu'à faire la clac au Président et obtiennent une représentation politique plus juste du paysage politique français. C'est n'est pas gagné; le raz-de -marée de la droite UMP risque de se propager assez loin dans l'électorat français et faire basculer les régions à Droite toute. Aucun contre pouvoir , un parti qui détient toute les institutions, ça ressemble fort à une démocratie (im)populaire (par KO des adversaires).


Bon je vous ferais par de mes réflexions sur le cumul des mandats une autre fois.




lundi 8 juin 2009

Le MODEM reste stable au Kremlin Bicêtre

Ce billet est modifié après une lecture plus attentive (merci Mohamed) des chiffres. Je le précise encore, la comparaison avec les législatives de 2007 est une comparaison partielle, avec des bases différentes pour des enjeux différents. Ceci dit, les législatives de 2007 sont la seule auquelle le MODEM se soit présentée en son nom propre depuis sa création. Les municipales au Kremlin Bicêtre ayant donné lieu à un rassemblement sous la bannière Energie Nouvelle emmenée par Gilles Chopard (sans étiquette) et rassemblant notamment MODEM et UMP et citoyens sans appartenance à un parti.


D'après les derniers résultats aux européennes, nous totalisons 10.06% des voix pour le MODEM. Si on compare (dans un but qui n'a rien de statistiquement correct, mais avec une volonté de servir de point de repère) avec les 10.65% obtenu pendant les législatives de juin 2007, notre travail sur le terrain paie. (Je ne change rien à mes encouragements et mes félicitations) Bravo à tout les militants MODEM du KB qui effectuent un travail de terrain et de fond, sans jamais baisser les bras.

La Liste Europe Ecologie arrive largement en tête avec 23,52%
La liste Majorité Présidentielle 21,27%
Le Parti Socialiste 14,75%

Il est difficile de faire de bonne comparaison avec les législatives pour le PS, puisqu'aucun candidat ne s'était présenté face à P.Gosnat, Communiste qui avait fait 28,93%. Sur cette base, l'UMP 31,21% recul de presque 10% (21,27%).

Encore une fois, cette comparaison ne vaut qu'à titre d'indicateur. Les vrais comparaisons ne peuvent se faire que dans un périmètre identique.

C'est une progression impressionnante pour le parti Europe Ecologie. Je les salue encore aujourd'hui pour leur belle campagne sur le KB.

Merci encore Mohamed (on a toujours besoin de se faire relire).

L'Europe au Bois Dormant


Je me fiche de savoir si le MODEM n'a pas réussi à dépasser les 10% à cause du film "Home" ou à cause de l'inénarrable prestation de Bayrou face à Cohn Bendit. Je ne cherche pas d'excuses là où il n'y en a pas.

A mon sens, le MODEM doit une bonne fois pour toute admettre que plus jamais il ne sera un parti de droite. La droite, c'est l'UMP, c'est Sarkozy. C'est clair, c'est facile à comprendre et ça ne va pas chercher plus loin que ça. Ils ont gagné les élections européennes, ils sont contents, ils ne vont rien changer tant mieux pour eux. 

Sauf qu'ils n'ont rien gagné d'autres qu'une abstention épouvantable. 
Quel que soit le parti pris en compte, je considère aujourd'hui que chaque camps à réuni son minimum politique. 
Ceci dit, je suis contente pour Europe Ecologie. Jusqu'à il y a quelques jours, je rencontrais avec plaisir Marie-Isabelle Heck, la représentante des Verts au KB. Depuis l'autre soir, je me demande bien ce que je vais lui dire, à part "je suis navrée pour la prestation de Bayrou, l'autre soir". Et c'est ce qui me rends le plus mal à l'aise dans cette fin de campagne. Jusque là, j'étais fière d'avoir trouver un partis dans lequel exprimer mes idées, qui jouait un jeu politique serré, mais correct. Je viens de découvrir qu'être militante d'un partis pouvait amener à se sentir "désolée" pour les propos tenus par son leader. 

Bon, je m'en remettrais. 

Et maintenant quoi? Un PS laminé par le fond, un Front de Gauche peu représenté, une Europe Ecologie triomphante mais qui finalement a encore tout à faire sur le plan national et un MODEM de centre gauche qui n'arrive pas à le faire savoir. Et plein de leader politiques qui rêvent de grands soirs électoraux où leur nom apparaîtra en haut de l'affiche, et qui ne peuvent pas se voir en peinture . 
L'équation est simple: soit on arrive à initier un grand rassemblement des Gauches en France, soit en 2012, Sarkozy repasse.  Voilà. Alors on continu à se taper dessus les uns et les autres en pointant du doigts chacune de nos différences, ou on s'assoit ensemble et on met en avant tous nos points communs. Qu'est ce qu'on privilégie, la tambouille politique qui, à se rythme, engloutie la Démocratie par le vide ou de la Politique au service des citoyens? Je crains de connaître la réponse.

On peut continuer à gloser sur les résultats; les seuls que je retiens c'est 60% d'abstention, une droite majoritaire au Parlement Européen, Barroso assuré de retrouver son poste (n'en déplaise à Cohn Bendit). Finalement, le Grand Vainqueur de ces élections, c'est lui. Le grand perdant, c'est le Parlement Européen.

Comme dans les contes de fées, la Belle Europe s'est réveillée pour un temps, mais le maléfice n'a pas été rompu. Elle se rendort pour 5 ans. Chuuuut! N'en parlez plus, c'est terminé.